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En 2013, une entreprise d'État chinoise — China National Gold Group — a pris le contrôle de la mine SOREMI au Congo-Brazzaville. Les paiements promis n'ont jamais été effectués. Malgré de multiples décisions de justice internationales, la mine reste sous contrôle chinois. Les documents ne mentent pas.
Documents divulgués, décisions de justice et preuves d'arbitrage exposant la prise de contrôle illégale de la mine SOREMI au Congo-Brazzaville. Chaque document est vérifiable et provient de sources judiciaires publiques.
Résumé exécutif
En 2012-2013, China National Gold (CNG), une entreprise d'État chinoise directement rattachée au Conseil des affaires d'État de Pékin, a pris le contrôle de la mine de cuivre-zinc SOREMI au Congo-Brazzaville, détenue par Gerald Group, une entreprise américaine de minéraux critiques. CNG a versé un acompte de 15 M$ mais le tribunal arbitral international a constaté que CNG
Le litige a été soumis à un arbitrage international auprès du Centre d'arbitrage international de Hong Kong (HKIAC). Le tribunal arbitral a conclu que CNG n'avait pas rempli ses obligations contractuelles et a ordonné la revente des actions pour 86,32 M$. CNG a contesté ces décisions devant les tribunaux de Hong Kong, des BVI et d'autres juridictions — mais chaque contestation a été rejetée.
En février 2026, le litige est devenu une affaire de souveraineté nationale. Les États-Unis ont publiquement soutenu la position juridique de Gerald Group et l'application du droit international, l'ambassade américaine déclarant la récupération de la mine comme sa
La corruption est au cœur de cette affaire. 6 cadres supérieurs de CNG liés à SOREMI ont été enquêtés, condamnés ou expulsés du Parti communiste chinois. Tong Junhu — le négociateur principal de l'accord SOREMI — a été détenu en mai 2025 et expulsé du PCC en novembre 2025. CNG a allégué que
La valeur de la mine est estimée à environ 3 milliards de dollars. CNG a généré environ
La chronologie critique
Les événements clés du litige minier SOREMI, de l'accord initial à la crise actuelle.
L'accord
CNG signe pour acheter 65 % de SOREMI. Ils versent 15 M$ d'avance et prennent le contrôle de la mine. Les paiements de performance restants ne seront jamais versés.
L'obstruction
CNG refuse l'accès aux livres comptables, bloque les audits, renouvelle des contrats sans autorisation et impose une politique de silence écrit. L'actionnaire minoritaire est systématiquement exclu de la gestion.
La sentence arbitrale
Le HKIAC statue entièrement en faveur du vendeur. CNG a violé ses obligations contractuelles. Ordre de revendre les actions pour 86,32 M$.
L'ordre du Premier Ministre
Le PM du Congo ordonne à CNG de quitter la mine et de remettre le contrôle, conformément aux décisions arbitrales.
La menace chinoise
CNG envoie une lettre au gouvernement congolais avertissant que l'exécution des sentences arbitrales pourrait affecter les investissements chinois au Congo — une menace économique à peine voilée.
Les États-Unis interviennent
La Chargée d'affaires américaine déclare que la récupération de la mine est la première priorité de l'ambassade et que "les contrats doivent être respectés."
Le 'Double Jeu' de CNG
Les documents révèlent que CNG a tenu des positions contradictoires devant les tribunaux et devant le gouvernement congolais.
Phase 1 : La contradiction
Devant le tribunal de Hong Kong, CNG affirme sous serment ne pas contrôler la mine. Le PM du Congo, prenant CNG au mot, ordonne à la direction locale de remettre le contrôle conformément aux décisions arbitrales.
Phase 2 : Le blocage
CNG barricade l'entrée de la mine, gare des véhicules sur l'héliport pour empêcher l'atterrissage d'une délégation ministérielle, et déploie des gardes. Le personnel chinois déclare qu'il ne partira pas sans les ordres de l'ambassadeur de Chine — contredisant directement leur témoignage sous serment.
Phase 3 : L'aveu
Les dirigeants de CNG se rendent à Brazzaville et admettent au PM qu'ils contrôlent effectivement la mine — contredisant leur témoignage sous serment à Hong Kong. Ils invoquent les relations sino-congolaises et avertissent de conséquences économiques si le Congo applique les décisions arbitrales.
Phase 4 : Le retournement
Après la visite de CNG, le PM revient sur sa position initiale. Il propose une nouvelle répartition : 46 % CNG, 28 % Vendeur, 26 % État — en contradiction avec les décisions arbitrales qui ordonnaient la revente complète des actions de CNG.
La purge anti-corruption de CNG
Six dirigeants de CNG liés à l'affaire SOREMI ont été visés par la campagne anti-corruption chinoise. Le tribunal de Hong Kong a qualifié les allégations de corruption de CNG de "hautement peu fiables" (février 2026).
Transfert de fonds : 142 M$ déplacés vers la Chine
$140MEn septembre 2023, après le rejet de sa contestation des sentences arbitrales, CNG a transféré environ 142 M$ des 6 comptes Bank of China de SIL à Paris vers un compte Exim Bank en Chine continentale. Le tribunal BVI a qualifié ces transferts de tentative de rendre les sentences arbitrales inexecutables et a ordonné le rapatriement des fonds. Bank of China Paris refuse toujours de fournir l'accès aux comptes aux administrateurs nommés par le tribunal.
Pas un cas isolé
L'affaire SOREMI s'inscrit dans un schéma documenté d'exploitation des ressources africaines par les entreprises d'État chinoises.
Ce site divulgue des faits tirés de décisions judiciaires, de sentences arbitrales et de documents publics. CNG conteste ces conclusions. Les lecteurs sont invités à consulter les documents sources complets.
L'état de droit doit prévaloir
Neuf décisions arbitrales et judiciaires ont été rendues dans ce litige. CNG a contesté chaque décision, mais aucune de ses contestations n'a abouti. Les tribunaux ont ordonné la restitution des actions et le rapatriement des fonds. Ces décisions restent inexecutées.